lundi 31 mars 2014

Les erreurs du Garde des Sceaux



"J'ai été avocat pendant 28 ans et Garde des Sceaux pendant 28 jours. Si je suis le seul ministre de la Justice à ne pas avoir commis d'erreur, c'est parce que je n'ai pas eu le temps."  Michel Crépeau 

C'est lucide !
Mais il y a des ministres que l'on regrette et d'autres pas.



Ce qui est important dans le divorce



Selon le mot d'Hervé Bazin, ce qui est important dans le divorce, c'est ce qui le suit.

Le divorce en effet, comme procédure, ne dure qu'un temps.

D'une manière ou d'une autre, c'est un temps difficile car, sauf à être dénué de raison et de coeur, c'est un temps de rupture et de souffrance.

Pourtant, il va falloir faire des choix qui engagent, voire déterminent l'avenir.

Et il va falloir faire ces choix dans une période où l'être est psychologiquement affaibli.

Celui qui subit, pour avoir la tentation d'accepter trop ou, à l'inverse, de partir en guerre.

Celui qui est à l'origine de la rupture peut avoir la tentation, pour gagner sa liberté, de tout abandonner ou, dans une perception faussement triomphaliste de sa vie, d'en vouloir encore plus.

C'est là l'importance de ce dialogue singulier entre l'avocat et celui que l'on appelle trivialement le client.

Car il faut aller au-delà de l'analyse juridique de la situation, de la simple chirurgie judiciaire, pour permettre à celui ou celle qui doit décider de sa vie, mais également de celle de ceux qui l'entourent, de commencer à discerner les chemins de l'avenir et, parfois, de se mettre en marche.

En matière de divorce, souvent, celui qui croit avoir trouvé un nouveau bonheur déchante le lendemain, et celui qui se sent réduit à néant, comme le phénix renaît de ses cendres.

C'est une alchimie délicate, et l'avocat, dans cette période de transmutation, ne se résume pas à un simple professionnel du droit en robe noire; il doit aussi accepter de livrer sa part d'humanité.

Parce que ce qui est important dans le divorce, c'est de bien choisir son avenir

Si votre locataire casse tout avant de partir

Pour être locataire, on n'en est pas moins homme et l'on peut imaginer que dans un moment de fureur, causé par une feuille d'imposition, ou de cannabis, votre locataire s'en aille en ayant tout cassé  dans les lieux loués.
Pour être indemnisé, vous irez devant le juge, à moins que le locatair ne vous précède comme dans cette passionnante histoire arlésienne.
Un locataire avait assigné devant la juridiction de proximité d'Arles son ancien bailleur aux fins d'obtenir restitution de son dépôt de garantie.
Il estimait qu'un état des lieux avait été établi contradictoirement à l'occasion de son départ des lieux loués, mais que les travaux n'ayant pas été réalisés, le dépôt de garantie devait lui être restitué.
La juridiction de proximité (un truc bizarre) avait accueilli cette demande en relevant que le bailleur avait fait établir des devis après l'assignation et qu'un an et demi après le départ du locataire les travaux n'avaient pas été réalisés.
En conséquence la juridiction avait condamné le bailleur à restituer le dépôt de garantie.
Par un arrêt du 2 octobre 2007 la cour de cassation rappelle l'application du principe de réparation qui n'exige pas la réalisation des travaux.
Elle rappelle en effet que l'indemnisation du bailleur n'est pas subordonnée à l'exécution des réparations locatives.
Il suffit que le principe de celle-ci soit établi et que le montant soit déterminé pour que le bailleur puisse être légitimement indemnisé, libre à lui de faire, ou pas, effectuer les travaux

les deux électeurs; boutade innocente.

Électeur déçu de gauche ruminant sa tristesse, quoique gallinacé
Électeur heureux de droite dansant sa joie!
 Le lecteur observera que les deux sont plumés!

















La mensongère blogosphère à deux balles du Conseil national des barreaux!



Donc, je suis avocat et je soutiens que les avocats ne mentent pas, sont des êtres de grande moralité et sont les piliers de la démocratie.

Cependant, ils ont leurs élus, qui raisonnent comme raisonnent des élus, c'est-à-dire qu’ils pensent  à asseoir leurs fesses sur des fauteuils bien confortables.

Je ne vais pas, sur ce blog, retracer l'histoire de ce que l'on a appelé la blogosphère des avocats, créée par le Conseil national des barreaux de chaise, mais vous montrer un exemple d'honnêteté intellectuelle.

La blogosphère des avocats devait  quitter un hébergeur pour s'en aller chez un autre et le deal était que les choses se feraient à l'identique, comme le sont des jumeaux monozygotes.

Cela a même été promis à un juge des référés qui appréciera grandement, vu qu’il n’a pas encore statué !

Vous avez, ici, mon blog, j'allais dire institutionnel, initial.

Vous avez, ici, ce qu'il est devenu, sans que je puisse le modifier à c’te heure !
Et vous ne pourrez pas faire des recherches à l'intérieur, de la poule aux oeufs d'or même; vous serez baladés ailleurs!

Allez vous promener dans les deux, vous serez édifié  devant le massacre au clavier !

Je suis un avocat et je soutiens que les avocats ne mentent pas, sont des êtres de grande moralité et sont les piliers de la démocratie.

Mais j'ai le droit d'être un peu con !

Le suranné balancier électoral


Il existait autrefois dans les campagnes de France, où aujourd'hui dans les bastides, ces horloges familières, massive, qui rythmaient calmement  le temps.

Elles sonnaient, parfois tous les quarts d'heure, et on voyait leur balancier osciller de droite à gauche et de gauche à droite.

C'est pour cela, probablement, que l'on parle aujourd'hui du balancier électoral.

De gauche à droite et de droite à gauche.

Tic-tac ; tic-tac…

Se rappelle-t-on de Nicolas Sarkozy qui a gagné la présidentielle en 2007 et qui, ensuite, a perdu toutes les autres élections jusqu'à la présidentielle ?

Comment ne pas faire la comparaison avec François Hollande qui a gagné la présidentielle de 2012 et dont on voit bien qu’il va perdre toutes les prochaines élections, comme son prédécesseur.

Tic-tac ; tic-tac…

Mais ce qu'il faut dire, c'est que les horloges d'autrefois ne sont plus guère appréciées aujourd'hui, quand l'habitat s'est transformé, s'est réduit, et que leur tic-tac ne pourrait qu'altérer le sommeil déjà compromis par les préoccupations qu'impose le monde moderne si difficile à décrypter pour l'avenir.

C'est pourquoi, quand on regarde ces mauvais bateleurs de soirée électorale, la question s'impose à l'esprit de savoir si ce ne sont pas les horloges et les grandes bastides qui sont surannées.

Et pour la grande maison France, cela s'appelle les institutions de la Ve République ; conçues pour un homme du XIXe siècle et par pour des nains intellectuels et petits physiquement.

Car, en fait, ce qu'attend le français, ce n'est pas d'entendre un  tic-tac rassurant ; mais que son repas lui soit servi à l’heure plutôt que de vains discours.

dimanche 30 mars 2014

Pour mon dernier, et premier, repos.


chapelle saint jean baptiste rocamadour


J’ai réalisé l’autre jour n’avoir plus vingt ans quand le temps que j’évoquais remontait à trente ans.

Il n’est pas temps de songer à la retraite, sauf de Russie ; mais que faire de mes cendres futures ?

Ma fille voudrait bien les transformer en diamant pour se faire des boucles d’oreille, mais je suppute que c’est pour qu’il lui soit permis de se faire percer les oreilles ; que nenni, gourgandine !

J’opterai pour la crémation, c’est en ce jour d’élections, celui des urnes, emportant  plein d’espoirs déçus, mortellement adéquat.

Seulement lecteur, une fois que les cendre ne rougeoient plus, ce n’est plus si simple, aujourd’hui !


La règle de Saint Urne est la suivante :

Après la crémation, les cendres sont recueillies dans une urne cinéraire munie d'une plaque indiquant l'identité du défunt et le nom du crématorium.

L'urne peut être gardée au crématorium pendant un an au maximum (ou dans un lieu de culte, après accord de l'association chargée de l'exercice du culte).

À l'issue de ce délai, si les proches du défunt n'ont pas pris de décision, les cendres sont dispersées dans l'espace de dispersion du cimetière de la commune du lieu de décès ou, si nécessaire, dans le site cinéraire le plus proche.

(Pour la dispersion, si ça tarde, Monsieur VALS enverra les pandores)


Cimetière ou site cinéraire

Au sein d'un cimetière ou d'un site cinéraire, les cendres peuvent avoir les destinations suivantes :

  • inhumation de l'urne dans une sépulture,

  • dépôt de l'urne dans un columbarium,

  • scellement de l'urne sur un monument funéraire,

  • dispersion des cendres dans l'espace aménagé à cet effet (jardin du souvenir).

Dispersion des cendres en plein nature

Pour disperser les cendres en pleine nature, il faut s'assurer que celles-ci ne se répandront pas, même partiellement, sur la voie publique ou dans un lieu public (stade, square, jardin public, etc.).

La dispersion est autorisée en pleine mer mais peut être interdite sur les cours d'eau (se renseigner auprès de la mairie de la commune concernée).

Une déclaration à la mairie du lieu de naissance du défunt est nécessaire. Un registre indique l'identité du défunt, la date et le lieu de dispersion des cendres.

Inhumation de l'urne dans une propriété privée

L'urne contenant les cendres peut être placée dans une sépulture située dans une propriété privée.

Attention : il est interdit de conserver les cendres dans un logement, ainsi que de les disperser dans un jardin privé.


C’est cette dernière indication qui me trouble ; Je ne pourrai pas rester sur la cheminée du salon pour surveiller les survivants,  je voulais bien, moi !

Et ma douce ne pourra  pas se servir  de mes cendres pour enrichir la terre des géraniums.

Et je ne veux pas être dispersé aux quatre vents ; je prendrai froid !

Alors vous mettrez mon urne dans le tombeau, ce salon où les morts reçoivent les vers, mais les cendres, elles,  ne craignent rien.

Simplement puisqu’il parait que je suis d’un raisonnement compliqué, je veux aller dans celui du commandeur Jean de Valon, dans la chapelle saint Jean Baptiste, autrefois saint Louis, à Rocamadour.

Je suis Jean l’apôtre et pas le Baptiste ? C’est juste une question de solstice.

Je ne suis pas commandeur ? Même pas de la légion d’honneur ?

Vous direz que je suis Commander, comme Bond ; lui 007, moi 0013.

Tout homme a son coté espion.