vendredi 4 septembre 2015

L'enfant mort et le coeur intelligent

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La photo de cet enfant syrien mort sur une plage de Turquie fait le tour du monde et le monde s’émeut ; qui ne s’émouvrait pas n’aurait pas de cœur.
Mais des enfants, il en meurt tous les jours, partout, de la guerre, la famine, de la violence, du vice des hommes ; non pas dans l’indifférence, mais dans les misères successives, toujours renouvelées au point que les selfies ou les chatons  les effacent.
Alors, pourquoi lui ?
Peut-être parce que son habillement le fait tant ressembler à nos chères têtes blondes.
Peut-être parce que les photos de sa famille dans leur appartement, là-bas en Syrie, montrent assez le désastre qui s’y passe aujourd’hui.
Le cœur est indispensable, mais comme dirait un auteur souvent décrié, qui pourtant réfléchit, le cœur intelligent.
Cet enfant qui est mort, ce ne sont pas les peuples d’Europe qui en sont responsables.
On s’interroge évidemment sur ces dictateurs que l’on a abattus pour laisser la place à une terre que brûlent les islamistes et à cette  situation créée pire que celle d’avant, dont personne ne juge utile de s’excuser, ni ne parait vouloir remettre en cause sa pensée, au-delà de la seule baudruche BHL
On se dit que, bien sûr, ces réfugiés-là dont les politiques occidentales sont en partie responsables doivent être accueillis, en Europe, mais pas seulement : aux États-Unis, au Canada, en Arabie Saoudite, au Koweït ; pourquoi l’Europe seule est-elle montrée du doigt quand ce sont les USA qui ont mis le feu au monde ? Sauf en Libye où Sarkozy l’Américain a oublié de réfléchir, comme Chirac avait su le faire, plus profond, sous des dehors débonnaires.
On se dit aussi que pour accueillir ces réfugiés, il faut mettre de l’ordre dans sa maison et que cela implique que la République généreuse le manifeste en s’imposant aussi de veiller à l’ordre républicain chez elle, de veiller à tout mettre en place pour réellement faire baisser le chômage, de veiller à tout mettre en place pour que son message soit compris et cela passe par le maintien de la langue française, de l’histoire à l’école ; mais oui !
Unir par la culture française.
Avoir honte de le penser génère le rejet.
Cela passe par l’évidence ne pas laisser la moindre zone de non droit tolérée ou le moindre blocage d’autoroute.
Que le peuple ait la conviction  que la maison est tenue et peut alors, bien  sûr  accueillir fièrement.
Ces réflexions-là, bien sûr semblent froides devant  le réflexe, évident,  de dire : «  ouvrons les portes », ce qui signifie souvent celles du voisin, dans les quartiers populaires.
Ce sont toujours les pauvres qui paient, toujours.
Mais l’histoire apprend que les peuples sont magnifiques et parfois haïssables et que le pire est souvent proche du beau.
Pour accueillir, il faut qu’il n’y ait pas de rejet et pour qu’il n’y ait pas de rejet, il faut que le peuple d’accueil sache que lui aussi est pris en compte.
Parce que sinon, l’histoire montre que la haine vient vite de l’autre, désigné bouc émissaire, comme le juif ou le Rom.
C’est un peut tout cela qui vient au coeur et à l’esprit.
Il faut accueillir ces réfugiés et pour cela mettre la maison en ordre.
Ne pas le faire devient un crime.

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