mercredi 7 septembre 2016

La misère des quartiers non-blancs.

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C’est un peu l’histoire de l’œuf et de la poule ; des deux, lequel était le premier ?
Ainsi la délinquance basique, je ne dis pas financière, est le fait le plus souvent de personnes issues de l’immigration.
C’est le constat des salles d’audience.
Il y a ceux qui hurleront : l’immigré, ce loup.
Il y a ceux qui clameront que le criminel est victime.
Il s’agit finalement de discours assez vains.
Nul enfant ne naît assassin mais la pauvreté en soi n’est pas une raison d’assassiner.

Le Figaro donne un article sur la pauvreté des enfants dans les écoles des quartiers non blancs.
Longtemps il était malsain d’évoquer la question de ce que l’on appelle la France périphérique, d’évoquer aussi ce que l’on appelle les petits blancs dans les quartiers paupérisés.
Ces quartiers autrefois mixtes une partie de la population s’en est allée.
La population qui reste est issue de l’immigration et l’école est le réceptacle de cette misère dont il serait téméraire de dire que les politiques publiques suivis depuis des décennies ne sont pas pour une partie responsable.
Un rapport sur la «grande pauvreté et réussite scolaire» représentant  une enquête menée dans dix académies rédigé par Jean-Paul Delahaye, l'ancien directeur général de l'enseignement scolaire inspire cet article.

Il décrit, parfois, la faim des enfants.

Il décrit un monde à part de la France : 

« Dans une école du centre de Saumur, qui accueille une forte proportion d'élèves de familles demandeurs d'asile, d'allophones et de gens du voyage, les enseignants décrivent ainsi leur situation: «Il n'y a plus de mixité ici, on est dans un autre monde». Comme le précisent les personnels d'écoles visitées au Havre, les familles d'ouvriers «ont peu à peu quitté le quartier, laissant la place à des familles en plus grande détresse sociale: femmes seules avec un ou plusieurs enfants et immigration. Il nous semble que le quartier s'est paupérisé lors des quinze dernières années. Actuellement certains de nos élèves vivent dans des squats sans eau, sans électricité ; une autre partie de la population vit dans des logements insalubres. La destruction du foyer Sonacotra et l'arrivée massive dans des squats de familles non francophones nous a fait perdre certains élèves issus d'une immigration traditionnelle remplacée par une immigration clandestine et l'arrivée d'immigrés issus de pays européens en crise».

Les ghettos sont aussi ethniques, comme dans des écoles des quartiers nord de Marseille où les seules personnes non issues de l'immigration sont essentiellement les personnels de l'éducation nationale. Si l'on considère divers quartiers dont nous avons une connaissance directe, on observe en effet dans les rues, les écoles, les centres sociaux, les commerces, les transports qu'une large part de la population est d'origine immigrée, et/ou composée de «non-Blancs». Cette réalité, trop souvent sous-estimée par une partie des élites et des sociologues, est toutefois omniprésente dans l'expérience et le discours des habitants des cités. Un tel décalage participe ainsi au sentiment de ces derniers d'être parqués dans des «ghettos». »

Ce qui donne envie de hurler dans le discours des politiques c’est que chacun montre du doigt la politique de l’autre quand et refuse de tourner ce doigt vengeur vert lui-même aussi.

Car quand il y a un échec collectif comment le corriger sans lucidité de l’analyse et sans un effort commun de tous ?


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