mercredi 6 août 2014

Le carpaccio de rat marseillais.

C'est parce que vous vous êtes un être immonde, appartenant à une profession, dit-on, réglementée, mais alors réglementée par des fonctionnaires qui ne connaissent de la vie que les règlements, que vous êtes au travail pendant que d'autres croient utile de poster sur les réseaux sociaux des images de vacances, de leurs pieds, de leur ventre, de leur sourire béat et pour tout dire idiot.
Certes, me direz-vous, cela change des chats, animal dont on dit qu'il est fort goûteux à la broche si l'on sortait d’une conception ethnocentrée de l'art culinaire.
Vous, en matière d'art culinaire, vous faites ce que vous pouvez, qui se confectionne vite, qui satisfait l'étudiant qui a compris après tout que son père, comme homme de ménage et  cuisinier, ce n’était pas si mal.
Et vous devez faire attention de ne pas trop salir  pour ne pas subir l’ire féminin qui parfois ressemble fort à quelque noire tornade américaine.
Et puis c'est le moment où les clients, gourmands, viennent vous brouter le cerveau, alors même que, finalement, chaleur aidant, il n'y a plus grand-chose à brouter.
Et puis vous les voyez aussi, ces cigales vacancières, qui postent leurs plats de  vacances, leurs verres de vin, les curiosités gastronomiques de ces pays-là où sévissent ces touristes que l’on devrait enlever un peu plus.
Eh bien, n'y voyez nulle vengeance, nulle acrimonie particulière, nulle petitesse de l'esprit ; mais simplement le souci de partager aussi l'art culinaire marseillais.
En vous souhaitant un bon appétit, sans vouloir créer de jalousie,  je vous dis qu'à Marseille nous avons le Carpaccio de rat !



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