Pages

vendredi 17 octobre 2014

Retour vers le septennat!

Le pragmatisme est une doctrine qui prend pour critère de vérité le fait de fonctionner réellement et  de réussir pratiquement.
Il ne s’agit donc pas de ne pas avoir de convictions, ou d’idées, mais simplement de vérifier que celles-ci, confrontées à la réalité, soient  efficaces.
Et si elles ne le sont plus, il faut en changer.

Pendant des décennies, le quinquennat a été une idée dont on pensait qu’elle apporterait un  progrès dans le fonctionnement de la démocratie, c’était au temps du général de Gaulle et de ses successeurs.
Le quinquennat est donc arrivé.
Et force est  de constater qu’il n’a pas apporté de progrès, mais, à l’inverse, une forme de trépidation dans la vie politique française où  tout est axé sur l’élection présidentielle ; ce qui signifie que l’on en parle désormais sans arrêt.
Nous serions déjà en 2017, alors que notre  pays a besoin d’action au présent plutôt que de pitoyables spectacles de bateleurs égotiques.

Une pensée pragmatique consiste à regarder la réalité telle qu’elle est et donc à considérer que les institutions de la république sont aujourd’hui désuètes, décalées,  qu’elles  ne correspondent plus  au mode de vie des Français, pour être en fait d’essence monarchique, verticales, alors que le monde, désormais réseautal, est devenu autre.
Le président, en outre, parce qu’il est un homme du XXIe siècle, n’est plus un arbitre hiératique, mais un homme politique de  plus ou moins grande qualité et pour tout  dire de plutôt moindre.
Pour qu’il soit un arbitre il faudrait qu’il ne soit pas sujet à réélection et donc qu’il accomplisse un mandat, de sept ans, pourquoi pas, mais qu’il sache qu’il n’y en aura pas d’autre, ce qui, peut-être, le libérera de pensées malsaines et obsessionnelles.

Pour qu’il soit un arbitre, il faudrait que les pouvoirs reviennent plus au premier ministre, comme dans toute démocratie parlementaire occidentale.
L’instabilité de la IV ème république étant le fait d’un mode électoral qu’il ne faut pas reproduire, mais pas de l’équilibre entre les pouvoirs.
Et puis on se dit aussi que le Sénat qui n’est pas inutile, car le bicamérisme peut calmer les ardeurs d’une assemblée impétueuse, pourrait être réformé, fusionné pourquoi pas avec le Conseil économique et social pour représenter vraiment quelque chose, parce que là, le coup des territoires…
Et puis ce mode  électoral douteux…
Et puis, bien sûr, on se dit, même si l’on n’habite pas Marseille, que ces hommes politiques, dont l’ambition est de mourir en fonction, deviennent indécents et que les mandats doivent  être limités dans leur nombre, mais aussi dans leur durée : deux ou trois mandats seraient largement suffisants.
On se dit tout ça devant le spectacle affligeant d’une classe politique dont  l’action ne sert plus vraiment le pays, mais elle-même, et aggrave la situation des Français quand les évolutions du monde transfèrent la puissance vers d’autres continents que la vieille Europe.
Mais vous me direz que le propos manifeste un esprit vieillissant et qu’il est beaucoup plus intéressant de parler de Julie et Valérie ou bien de Carla.
Ne vous étonnez cependant pas si, après cela, les jours de vote les pêcheurs sont nombreux.
Ou le vent marin.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire