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lundi 1 février 2016

Sur le droit de grâce, de grâce!

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“Juger, c'est de toute évidence ne pas comprendre puisque, si l'on comprenait, on ne pourrait pas juger.”
C’est une phrase d’André Malraux dont je ne suis pas sûr qu’elle soit tout à fait exact car, souvent, en matière de justice, si juger n’est pas forcément toujours comprendre, à tout le moins c’est toujours essayer.
L’hystérie médiatique qui a accompagné l’affaire Jacqueline Sauvage laisse un sentiment de malaise.
Malaise devant un procès dans lequel il est dit, (mais est-ce exact ?), que l’avocat général se serait trompé quant aux délais à partir duquel une libération conditionnelle pourrait être demandée.
Malaise devant un procès dans lequel la défense a défendu plus une cause qu’une femme, ce qui souvent est contre-productif.
Tuer d’un coup de fusil dans le dos, le lendemain de faits, un homme n’est pas de la légitime défense; mais cela peut être compréhensible, compris, et alors, la peine en est le témoignage.
Parfois des stratégies provocatrices de défense piègent la justice…
Malaise devant une grâce présidentielle, tant il est vrai que ce droit de grâce venu du temps où les rois étaient de droit divin est confronté à l’agitation de la médiatisation et des réseaux sociaux.
Qu’on le veuille ou non, le monarque paraît désavouer le peuple qui a jugé ; malaise.
Il faudra bien, un jour supprimer ce droit suranné
Il ne peut y avoir de bonne justice que dans la sérénité.
Elle paraît, ici, absente.

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