dimanche 24 janvier 2016

Faut-il gracier Jacqueline Sauvage?

Résultat de recherche d'images pour "jacquelin sauvage"
Jacqueline SAUVAGE a tué son mari à la carabine.
Mari alcoolique, violent, violeur, incestueux; monstre domestique.
Tant en première instance qu'en appel, Jacqueline SAUVAGE a été condamnée à dix ans de prison.
Sa défense en fait le symbole des femmes battues, écrasées, annihilées.
Des pétitions avec le soutien d'artistes, des manifestations …
Une demande de refonte du code pénal pour modifier la légitime défense pour les femmes battues.
Une demande de grâce formulée auprès du Président.
Et un regard sévère sur cette justice machiste qui n'a pas voulu prendre en compte le martyre ce cette femme pour ne retenir que le meurtre.
Ajoutons que son fils s'était suicidé la veille du meurtre, mais qu'elle ne l'aurait pas su.
Horreur familiale.
Ses avocates ont plaidé, semble-t-il la légitime défense, mais le meurtre est intervenue «en différé» , pas sur le moment de violences.
Difficile de plaider cela sauf à vouloir faire du procès une tribune, de la femme un symbole.
Mais on ne juge pas des symboles, on juge des êtres de chair et de sang.
On se dit comme ça :qu'aurait fait un Dupont-Moretti?
Mais on se dit, quand même, que les jurés sont aussi êtres de chair et de sang, hommes et femmes du quotidiens et pas forcément machistes affreux non plus, a priori, que les magistrats professionnels.
Alors vient la question: pourquoi dix ans?
Qu'est-ce qui fait que cette peine, sévère, ait été prononcée?
Maladresse de la défense?
Sortie possible en 2017?
Faits différents de ce que la voix réseautale dit?
Car, voyez-vous, il est difficile de croire à cette cruauté aveugle de la justice populaire.
Une demande de grâce est formée auprès du Président qui devrait se soumettre à la voix pétitionnaire et à celle des Femen.
Vivement d'ailleurs que le droit de grâce, stigmate des temps monarchiques, soit supprimé.
Le droit de grâce intervient quand la décision est définitive. et exécutoire (sauf erreur de non-pénaliste)
Il semble que la défense ait opté pour la demande en grâce plutôt que le pourvoi en cassation suspensif.
Pourquoi renoncer à ce recours?
Étonnant ou pas, je ne sais.
Perplexité.
Au risque de paraître donc inhumain.
Mais, oui, perplexité est le mot.
Malaise, aussi.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire