vendredi 20 janvier 2017

Les Avocats de Lille lancent la justice prédictive!

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« ...Le barreau lillois met un pied dans la « justice prédictive » et travaille, en partenariat avec une start-up, au développement d’un logiciel qui sera non seulement un moteur de recherches spécialisée mais aussi une moulinette de données permettant « d’enrichir la stratégie judiciaire ». En calculant, par exemple, les pourcentages de chances de gain d’un procès selon les juridictions. «  Jusqu’alors, un avocat faisait des estimations en fonction de son expérience et un peu au pifomètre. Mais là, c’est la rencontre des mathématiques et du droit … »

« …le logiciel ne s’appliquera pas aux affaires pénales. Les premiers essais le disent fiable à 94 %. Il sera expérimenté fin février par une quinzaine de cabinets lillois et présenté aux avocats et magistrats du ressort de la cour d’appel de Douai le 19 mai. Si ça marche, le barreau lillois sera le premier d’Europe à utiliser un logiciel de justice prédictive… »

Des algorithmes pour la justice lilloise…
Il existe dans l’expression « pifomètre » utilisée par le Bâtonnier quelque chose d’un peu dévalorisant envers le travail intellectuel humain, ses aléas, sa subjectivité.
Mais c’est la nature de l’humain que d’être subjectif, un robot ne l’est pas.
C’est vrai qu’il arrive, selon les circonstances, que l’avocat construise un raisonnement plus efficace que juridique, en en connaissant des insuffisances mais en sachant qu’il peut permettre d’aboutir au résultat espéré.
Est-ce un mal ?
Devrons-nous demain, et probablement oui, soumettre notre pensée à logiciel qui donnera une réponse mathématique ?
Sera-ce vraiment un progrès ?
Si, demain, à Lille, les avocats utilisent ce logiciel, il n’en demeurera pas moins que, pour l’instant, les juges ne l’utiliseront pas et que la froideur mathématique sera donc du côté des avocats confrontés à la subjectivité des juges qui rendront leur décision, selon le mot du Bâtonnier, au pifomètre.
Il faudrait donc que les juges aussi utilisent un tel logiciel.
Et soyons clairs, si demain l’intelligence artificielle des avocats rencontre l’intelligence artificielle des juges, quelle sera la place de l’humain ?

Pourquoi ne pas tout confier aux algorithmes ?
C’est un débat.
Ce qui est certain, en revanche c’est que le rôle de l’avocat est d’apporter le meilleur service possible à ses clients dans le respect le plus grand, finalement… du pragmatisme.
Lille commence, les autres barreaux suivront.
Il faudra donc s’y faire et garder ses interrogations pour sa philosophie personnelle.
Ça coute cher, ce truc ?





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