jeudi 6 avril 2017

Recomposition

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Je préfère le paisible philosophe Montaigne, maire de Bordeaux aux Napoléon ou Robespierre dont les mains sont tachées de sang.
La vie politique, dans notre pays, semble brutale, guerrière, un camp contre l’autre, les hommes contre les hommes.
La société pourtant est devenue complexe comme une fragile dentelle et il n’est pas certain que les coups de sabre dans la dentelle soient efficaces.
Il y a le vieux rêve giscardien de gouvernement au centre, ce livre, démocratie française, bientôt quarante ans...
Quand on parle aux uns et aux autres, au-delà des estrades et des meetings, de tel ou tel problème, de telle ou telle évolution, en général, sauf les esprits militants, un accord central existe.
Parce que l’on sait bien que les choses ne sont ni noires, ni blanches, mais grises plutôt, ou alors sur le fil du rasoir.
C’est peut-être en partie cela, outre l’incompétence et les prébendes, qui fait que la classe politique n’est plus écoutée, dont le discours est artificiel, et pour tout dire mensonger.
La Ve République se décompose sous nos yeux pour n’avoir pas su évoluer, s’adapter, se moderniser, se mettre au diapason de ce monde transversal croyant pouvoir maintenir, tant à la capitale que dans les "fiefs" de province une forme monarchique de pouvoir.
Décomposition.
Les hommes ne sont que les hommes, aucun n’est sauveur à lui tout seul.
Et on voit bien le caractère devenu complètement artificiel des lignes politiques, sortes de ligne  Maginot de la pensée.
Peut-être, allez savoir, qui vient enfin une recomposition.
Cela permettrait d’éviter ce qui se passe à chaque fois depuis près de 40 ans : chaque président élu commet des erreurs économiques pendant deux ans dans les Français n’arrêtent pas de payer le coût, ou pour tout dire plutôt leurs enfants.
Recomposition.

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