mardi 20 janvier 2015

Fillotte à la rue, la faute à Magendie!

D'abord, il y a le virus. Celui qui traine partout dans la ville. Celui qui a fait de moi une sorte de zombie en robe d'avocat.
Mais surtout, il y a Magendie! L'homme qui a commis la nouvelle procédure d'appel, ce machin conçu par qui n'a jamais jugé ou qui ne veut plus juger.
Et puis, il y a ma douce, madame post-it , qui vous fait des dossiers de plaidoirie qu'on dirait une sculpture moderne.
Parait que la chambre des divorce veut bien encore les dossiers de plaidoirie, j'ai douté.
Maintenant on donne les conclusions et les pièces produites, c'est le progrès; plus d'effort de présentation.
Prends le paquet, mon coco. Le liras-tu?
Même que les conseillers ont demandé à ma douce pourquoi tant de pièces pour seulement 50.000 €
Personne n'a juré, personne n'a pensé que ces gens étaient irrécupérables, confits dans leur statut, mais jugeant au nom de ce peuple qu'ils méprisent.

Bref, ma douce, elle est rentrée grognonne au cabinet.
Mois je pestait sur une histoire de numérotation de pièces en appel, que ça coïncidait pas trop, vu que les chiffres et moi...

Bref.
Silence pudique.

C'est là que fillotte est apparue; d'abord au téléphone, apparition virtuelle donc.
Mademoiselle avait oublié ses clefs.
Elle devait venir en récupérer au bureau, les miennes, d'accord.
Après, elle avait guitare, voyez-vous, devait courir à la maison chercher l'engin.

Elle est arrivée comme fleur carnivore; je lui ai tendu mon trousseau en un geste rapide, vu que je discutais au téléphone avec un parisien sur le caractère privatif des canalisations encastrées.
C'est excitant.

Aboiements ultérieurs au téléphone: je m'étais trompé et lui avais donné les clefs du bureau et non de la maison.
A la rue, la fille

Ben, c'est la faute à Magendie!
Et c'est tout.



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