mercredi 7 janvier 2015

Marseille, ces bourgeois qu'on égorge.


Il y a quelques mois, ma consœur, Raymonde Talbot, a été égorgée dans son cabinet.
Femme adorable, réactions indignées, manifestation de la profession.
Voilà maintenant qu’un dentiste a été égorgé dans son cabinet, avenue du Prado.
Un nom, une silhouette, une vague connaissance ; mais une main qu’on a serrée.

Probablement, peut-être, sera-ce encore un déséquilibré, de ces déséquilibrés que l’on voit partout maintenant, couteau à la main, comme si ce terme excluait toute notion de responsabilité, y compris d’ailleurs dans la manière dont cette société maltraite ses enfants fabriquant, déséquilibrés ou pas, des monstres.

C’est dans ces moments-là que la vacuité des mots, par exemple de Madame Taubira, ou de ceux qui qualifient ma profession de rentière, génère dans le tréfonds de l’âme une colère indignée.

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