lundi 12 janvier 2015

L'appel du 16 juin 1940.




« Après avoir jusqu'au dernier moment adressé aux parisiens nos exhortations de courage et de fermeté, nous voulons maintenant crier à tous les français le mot d'ordre de résistance. Le gouvernement au pouvoir a été désigné, soutenu à cause de son programme essentiel : tenir, ne jamais faiblir. Ce gouvernement ne saurait capituler sans se renier lui-même. Il ne saurait mettre bas les armes par une simple décision. Sa décision ne saurait sortir de la ligne choisie, convenue, adoptée, sans que le pays soit d'abord, consulté, prévenu. Ou bien ce serait une escroquerie morale dont aucun Français n'a le droit d'accuser un autre Français, ce dernier fût-il son pire adversaire politique. Tous les citoyens doivent donc être prêts à la résistance totale, et jusqu'au bout. La famille P.S.F. au seul service de la nation entière doit donner l'exemple...Une seule consigne, quoi qu'il arrive, consigne de gouvernement, consigne civique : Résistance  »

c’est un texte, publié le 16 juin 1940, du colonel François de la Rocque, fondateur du parti social français, avant la deuxième guerre, membre avant cela des croix de feu , qui fut déporté et dont le général De Gaulle dit de lui : « à la mémoire du colonel de La Rocque, à qui l'ennemi fit subir une cruelle déportation pour faits de Résistance et dont, je le sais, les épreuves et le sacrifice furent offerts au service de la France. »

Ce qui compte, en temps de guerre, ce n’est pas que le combattant ait les mêmes idées que soit, il peut en avoir d’autres, que l’on exècre même.
Ce qui compte, c’est de tirer dans le même sens.

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