vendredi 28 mars 2014

Justice de robots!



Ce ne sont pas les extrémismes qui mettent en danger la démocratie, mais les technocrates qui nourrissent les extrémismes en concoctant ces règles liberticides qui étouffent les citoyens et que laissent fleurir les politiques, souvent technocrates eux-mêmes, qui ne connaissant de la vie réelle que les livres et leur statut professionnel à vie.

Moi, avocat, comme un autre est président, j'observe que la justice est maintenant contaminée.

La procédure d'appel enserre les actes dans des délais conçus par ceux qui jugent les autres mais ne savent pas, eux-mêmes, que la vie, parfois est soumise au facteur humain.

Humain, berk, le gros vilain mot.

Dans mes dossiers en appel, je constate ces incidents de procédure, notamment pour un délai de deux mois non respecté et donc, hier encore, les conclusions d'un confrère déclarées irrecevables, pour une semaine de retard, due à une saisine tardive.

C'est stupide.

Comment une telle règle guillotine a-t-elle pu faire l'objet d'un décret, sinon que les politiques ne jouent plus leur rôle et laissent emprisonner les français.

Donc, mardi, ce dossier viendra devant la Cour, au fond, où il devrait être plaidé au risque de priver mon confrère d'un déféré devant la cour de l'incident ; on dit comme ça. 
Ça veut dire que le confrère est niqué; pardon, c'est grossier.

On ne renvoie plus, parait-il, voyez-vous .
Faut aller vite, statistiques obligent!

C'est atterrant.

Et en première instance, devant les tribunaux fleurissent des conventions de la même eau, passés avec les ordres soumis des Avocats, derrière lesquelles les juges vont de réfugier pour améliorer les statistiques de rapidité des juridictions.
Conventions créant des délais impératifs n'existant pas dans le code de procédure, ce qui parait ne gêner personne.
Vogue la galère procédurale!

A ce rythme là, il faut penser à faire juger les français par des robots; ce serait plus honnête!

Moi, en tout cas, mardi, si ce dossier là doit se plaider, je ne plaiderai pas.

Je m'y refuse.

Les robots aiment les dossiers, pas les hommes.

Mon silence leur fera gagner du temps.
Bon vote, citoyen!

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