mardi 25 mars 2014

Le théatre judiciaire de l'absurde

Certains jours, la vie ressemble au théâtre de l'absurde d'Eugène Ionesco.

Ce palais tout neuf implanté dans une caserne, finalement agréable, mais dont pourtant toutes les toilettes sont déjà bouchées tandis que s'étend une flaque rappelant la piscine olympique du cercle des nageurs.

Cette audience qui se déroule sénatorialement avec un entracte d'une heure trente parce que la juge, voyez-vous, a déposé ses dossiers dans sa voiture, a fermé la portière en oubliant quelque peu les clés à l'intérieur.

La justice, les justiciables, le juge et les avocats ont attendu le serrurier et c'est je crois un brave homme du quartier (on sait faire dans le troisième)) qui est arrivé à ouvrir le jurisprudentiel véhicule.

Oui, l'absurde, devant une dette locative tellement importante qu'il ne servait à rien de discuter, de s'entendre dire, sur le coup de dix huit heures, par la locataire poursuivie, qu'elle réglait en fait à l'ancien gérant d'immeubles ce qui nécessitait, à l'évidence un renvoi, non digestif mais temporel.

Et puis X qui a oublié sa robe à l'audience.

Et puis l'escalator du métro qui s'est arrêté brusquement, et puis l'appareil de la RTM qui ne voulait pas lire ma carte bancaire.

Et puis, ce matin, les salles des référés qui été inversées, la construction passant au droit commun et vice versa car la rumeur voudrait que des odeurs de cuisine aient indisposé quelques-uns mais je ne sais pas si c'est vrai ou si c'est une galéjade.

Je ne sais pas si cette inversion des salles va avoir un impact sur la jurisprudence.

La, sur la banque du secrétariat, gît a robe du beau X, l'idole de nos jeunes consoeurs et j'ai bien senti que mon assistante elle-même se pâmait devant cet habit

Dis X: j'en fais quoi moi de ta robe ?

À part ça, Jean Marc Ayrault se veut mobilisateur

Je me demande si finalement ce n'est pas la fin du monde.

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