dimanche 13 avril 2014

Galéjade à l'audience.

Audience de référé
Aimable brouhaha, Charivari de robes noires comme un vol de gerfauts hors du cabinet matinal
Je discute avec Martine, adorable avocate pleine d'humour avec laquelle, nous avons coutume d'échanger nos blagues et nos images pieuses.
Martine de Marseille, pas Martine de Lille!
L'affaire de Martine est appelée.
Quand elle passe devant moi, par jeu pas très fin,l'homme est un enfant, je lui tire sa queue de cheval.
Elle fait : « aie ! »
La présidente : « Maître de Valon, ne poussez pas maître X »
Elle : « Il m'a pas poussée, il m'a tiré les cheveux ! »
La présidente : « Quand il était jeune, il était désagréable, ça s'arrange pas depuis qu'il a plus de cheveux »
La salle : « ah, ah, ah »
Pff, rien n'est plus attirant que la nudité sauvage d'un crâne
Mon dossier est appelé, je lui dis : « Renvoi, madame, maître X se constitue »
Il était resté derrière la barre, alors je glisse : « Il a encore moins de cheveux que moi »
Elle éclate de rire.
Puis je dis à Martine, encore sous le coup du traumatisme : « C'est vrai que X a moins de cheveux que moi. »
Elle me répond : « oui, on peut pas lui tirer la queue »
Une lueur probablement dans mon glauque regard matinal, car elle est sortie de la salle d'audience de manière étonnamment précoce, rapide, et elle était pleine de soubresauts curieux.
Moi, je suis resté sérieux, comme toujours, mais il s'en est fallu d'un cheveu.
Celui qui a disparu.

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