samedi 26 avril 2014

Pour le Syndicat des Avocats de France, sympathique dame patronnesse

J'ai toujours trouvé au syndicat des avocats de France un coté dame patronnesse qui vise à défendre toute la misère du monde mais au préjudice de nos intérêts propres, je veux dire en cela de  ceux de l'avocat lui même, qui ne peut rien défendre s'il est devenu miséreux et ne songe pas à ses intérêts catégoriels.

Mais cette profession qui est la mienne est devenue prétentieuse, représentée au Conseil national des barreaux par des gens dissimulant leurs ambitions sous le masque vain du prétendu service et ayant un comportement de petit marquis à la tête enflée.

Ainsi la blogosphère des avocats, plate-forme intelligent dédiée à l'expression de la profession a-t-elle été brutalement sacrifiée, par incompétence au bénéfice de Vox-avocats née dans l'esprit suffisant d'un incompétent évident; redondance volontaire.

Et la nouvelle pauvre blogosphère arrachée de vive lutte est-elle en maintenance depuis trois semaines sans que ces gens là n'estiment nécessaire de s'excuser et d'agir enfin, au risque assumé de l'aveu de leur échec.

Ce qui est complètement fou d'autisme insupportable

Seul le SAF a eu une attitude humainement convenable et respectueuse des avocats eux-mêmes, défendant la liberté de parole et le moins convenu; aussi je lui donne ici la parole sur la défiance dont notre profession souffre et que ses dirigeants ne peuvent que susciter!



"La tournure des débats publics et politiques traduit sans doute un malentendu initial, voire une défiance vis-à-vis de l’avocat, qui persiste. La profession se retrouve ainsi sur le devant de la scène médiatique et semble réduite à une caricature de l’avocat : seul l’appât du gain le motiverait, il attiserait les conflits et multiplierait à dessein les procédures, il compliquerait la tâche des enquêteurs et des magistrats, il contribuerait à la remise en liberté des criminels, il se rendrait complice des infractions de ses clients, il creuserait les déficits publics en sollicitant l’augmentation du budget de l’aide juridique…

Tout cela est pourtant très éloigné de la réalité d’une profession dont la fonction est essentielle au fonctionnement d’une société démocratique respectueuse des libertés publiques et attachée à l’égalité des droits. Car il s’agit bien avant tout de la fonction plus que de la profession que nous souhaitons ici défendre :

Celle de l’avocat garantissant les droits de la défense, c’est-à-dire l’égalité des armes dans le procès sans laquelle il n’existe pas de justice. Celle de l’avocat qui intervient en droit de la famille, de la consommation, du logement et de la construction, en droit du travail, en droit des étrangers... Cette justice du quotidien à laquelle il contribue en permettant à ceux qui n’en ont pas la compétence de se défendre ou de faire valoir leurs droits dans une société où l’on constate une inflation de règles de plus en plus complexes. Celle de l’avocat qui, avant tout contentieux et souvent pour l’éviter, est en mesure d’assurer un règlement amiable des conflits et de conseiller son client dans ses démarches juridiques. Car l’objet des conseils donnés par l’avocat n’est pas de contourner la loi au profit de son client mais bien de l’informer de ses droits et de ses obligations afin d’en faciliter l’application dans le cadre de notre Etat de droit.

Cette fonction essentielle que nous souhaitons valoriser doit être accessible à l’ensemble des justiciables lorsqu’ils en expriment le besoin. Nous constatons trop souvent que des pans entiers du droit, en défense comme en conseil, sont encore inaccessibles, notamment aux plus précaires. Pour cette raison, la résolution du problème du sous financement de l’aide juridique est impérieuse non pour les avocats qui n’en vivent pas, contrairement à ce que laissent entendre certains, mais dans l’intérêt des justiciables les plus fragilisés dans un contexte de crise économique."

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