samedi 5 avril 2014

Du fatalisme marseillais

"Je pris par la Corniche. Juste pour avoir la baie de Marseille plein les yeux, et la suivre ainsi qu’une guirlande de Noël. J’avais besoin de me convaincre que cela existait. De me convaincre aussi que Marseille est un destin. Le mien. Celui de tous ceux qui y habitent, qui n’en partent plus. Ce n’était pas une question d’histoire ou de traditions, de géographie ou de racines, de mémoire ou de croyances. Non, c’était ainsi. Simplement. On était d’ici, comme si tout était joué d’avance. Et parce que, malgré tout, nous ne sommes pas sûrs que ce n’est pas pire ailleurs."

Chourmo
Jean-Claude Izzo

Mais nous ne sommes pas sûrs de l'inverse...

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