dimanche 6 avril 2014

Profession de foi.



C’était donc hier la profession de foi de Fillotte.
J’ai cru, d’abord, que c’était  la  confirmation car, de mon temps, qui était beau, elle précédait la profession de foi ; mais cela  a changé comme le sens des carrefours
Nous partîmes donc tous deux, pour la basilique du Sacré-Cœur.
Nous avons emprunté des petites rue, car elle ne voulait pas, (la loose !), que l’on la voit dans sa robe blanche ; le blanc symbole du candidat à un état autre.
Je lui ai proposé, en vitrine, une combinaison de plongée, découvrant alors qu’un regard bleu peut être noir.
La basilique du Sacré-Cœur, construite au XX ème fut construite pour commémorer la peste de 1720 à laquelle Messieurs Gaudin et Guérini ont survécu et en mémoire des combattants de la grande guerre.
J’ai bien dit à ma fille que, moi aussi, j’avais porté un robe blanche, non point en perversion comme elle l’a immédiatement pensé mais comme enfant de cœur que je fus au siècle  dernier avant d’avoir des pensées salaces et de les appliquer.
Mais c’était il y a longtemps, je me souviens plus dans cette église, désormais, des cercueils de mes parents que d’une jeunesse dont il reste une forme heureusement transmissible de mauvais esprit, c'est-à-dire d’esprit.
Fillotte processionna, conservant, la bourrique, une veste grise, et n’ayant point les mains jointes : je les lui collerai à la superglue.
Allez, la vie est un fleuve tranquille, dit-on ici, mais même les fleuves peuvent être en  cru ; c’est Giono, je crois qui dit bien celles du Rhône, et cette cérémonie, un peu surannée avait quelque chose de rafraichissant.
Bien sûr, l’étudiant de me demander pourquoi le Pape en coupole  faisait  le salut nazi et observa que le père Gunther était là.
Père ? Mais non ! « Sais pas, il est vieux » fut la réponse rassurante alors pour le clergé ; les vieux sont des prêtres !
Il a été, dans l’homélie, du père Sevez sj, question d’amitié et de présence.
Pour être franc, je n’ai pas vu Jésus dans ma chambre et tant mieux, car il y a ma douce aussi et le coup de l’ange, on ne me le fait pas à moi.
Mais penser, c’est dire non, et donc rentrer en dialogue avec soi ou Soi, ou l’autre, ou l’Autre.
Donc, avec une  présence incertaine comme la reprise.
Réelles présences.
(Je précise ici, en incision pour ma famille, que je ne parle pas, le matin, seul ; mais à l’Autre qui est en moi ; voila c’est dit)
Force, prudence, tempérance et justice sont vertus cardinales…
La justice, je l’enrobe chaque jour ; l’intempérance m’enrobe parfois…
Foi, Espérance et Amour-agapè sont vertus théologales…
Foi en ce quoi est assez important pour que l’on y consacre une vie, pas forcément en Super-Jésus ; mais ce n’est pas cela qui compte.
L’important, c’est la liberté de la pensée qui a besoin de lever les yeux vers ce qui est sage, fort et beau pour se sortir de la fange des jours succédant aux jours.
Et si cela passe par une veste grise tranchant un blanc un peu compassé ; c’est bien.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire